Qui est Mary Myers?

Qui est Mary Myers?

Étudiante éternelle, Mary Myers est sur le point de terminer son programme de maîtrise en design à l’Université de l’ÉADO en prospection et en innovation stratégiques; programme que Mary décrit dans les termes suivants : « la convergence de trois courants de pensée : la pensée systématique, la réflexion conceptuelle et la logique des affaires ». Toutefois, au cœur de ce processus réside le besoin humain d’apprendre. « À la base de toute expérience se trouve toujours une facette d’apprentissage », dit-elle. Le parcours de carrière de Mary est toujours en marche et fusionne diverses compétences et expériences acquises.

Après avoir décroché un diplôme de premier cycle à l’Université de Toronto, Mary a obtenu un certificat en communications techniques du Collège Seneca. C’est à Seneca, par l’entremise d’un programme d’alternance travail-études, qu’elle a abouti aux services d’apprentissage multimédia d’IBM en 1999. « Toute ma carrière a été une bataille entre les titres de compétences et l’expérience », affirme-t-elle.

Loin de voir cette trajectoire comme une fuite de la vie professionnelle, elle considère que le va-et-vient entre le travail et les études forme une synergie.

D’une part, Mary se décrit comme une conceptrice d’expériences. Il suffit de lui demander ce que ça signifie pour obtenir une réponse très claire. « Il s’agit de concevoir des expériences significatives pour les gens. » Cependant, c’est en décortiquant le tout que les choses deviennent un peu plus complexes.

Comme elle le souligne, la conception d’expériences exige une approche multidisciplinaire. Il faut réunir plusieurs méthodes de réflexion pour trouver comment concevoir des expériences pour les gens dont le noyau central est l’apprentissage.

Travailler chez IBM au tournant du siècle paraît très éloigné de ses études du premier cycle axées sur les arts. D’autre part, il s’agissait probablement de la période idéale pour travailler à la fine pointe de ce que l’apprentissage peut signifier dans un contexte d’entreprise.

« C’était fascinant à mes yeux, dit-elle au sujet de son emploi chez IBM, parce que ça m’a permis d’utiliser mes compétences émergentes, ce qui, avec le recul, a toujours été un domaine d’intérêt pour moi. Il était aussi intéressant de faire partie d’une entreprise mondiale à cette époque. »

Elle est consciente que tout cela peut paraître théorique, ce qui n’aurait qu’une valeur limitée sans une application dans la vie réelle. La répétabilité est le plus grand défi, insiste-t-elle pour dire. Concevoir une expérience et obtenir des résultats intéressants n’est pas si difficile. Mais ça n’est pas suffisant quand l’objectif est d’atteindre un rendement durable et un changement de comportement.

« Réaliser quelque chose à un moment donné n’est qu’une partie de l’objectif. Il reste à savoir comment y parvenir de façon constante. »

Son talent dans la mise en œuvre de la théorie dans des situations réelles est mis à l’épreuve à son poste actuel de conseillère principale, leadership et apprentissage, au Kingston General Hospital.

« Emboîter la conception pédagogique dans la conception d’expériences en la considérant comme une évolution de la conception pédagogique est fascinant pour moi. Ceci aborde davantage le contexte de l’apprentissage plutôt que l’apprentissage tout court. »

À d’autres postes, quand elle était confrontée à un dilemme de conception, son équipe et elle disaient souvent : « Si nous faisons ce choix de concept… personne n’en mourra. ». Cependant, les enjeux sont bien réels à l’hôpital de Kingston.

KGH est un hôpital d’enseignement dans les soins aigus et complexes, affilié à part entière à l’Université Queen’s, qui regroupe une vaste communauté d’environ 3 400 employés, en plus des médecins et des médecins résidents.

Mais c’est son noyau d’environ 100 dirigeants qui influence les aléas du travail de Mary.

« Je les considère comme mes gens, des gens que je dois vraiment aider, orienter, soutenir et guider et à qui je dois fournir des programmes, mais également un encadrement pour les aider à obtenir le meilleur d’eux et de leurs employés. »

À l’emploi de KGH depuis plus d’un an à présent, Mary a presque réglé son conflit entre les titres de compétences et l’expérience.

« Ce qui était important pour moi était d’accomplir quelque chose de significatif. Je voulais effectuer un travail important et significatif dans un lieu où je pouvais repousser les limites et mettre en application de toutes sortes de façons ce que j’ai appris, non seulement dans ma maîtrise, mais aussi dans mon expérience de travail dans diverses industries. »

Au milieu d’une activité de refonte, Mary met toujours l’accent sur la signification du travail et son incidence.

« C’est ce à quoi nous travaillons actuellement : être en mesure de changer réellement la perception que les gens ont de l’apprentissage, à quoi ça ressemble, quelle sensation cela donne. »

« Ça peut paraître ridicule, mais même à mon poste actuel, quand nous concevons des modules fondés sur des mises en situation pour l’apprentissage en ligne par l’entremise de Storyline, je me demande comment leur donner vie d’une certaine façon, même dans un contexte limité. Comment atteindre les gens à un niveau émotionnel afin qu’ils s’en soucient, qu’ils aient envie d’en lire davantage et qu’ils y réfléchissent ? »

En ce qui a trait à l’Institut pour la performance et l’apprentissage, Mary affirme : « J’ai l’impression d’en être membre depuis toujours ! »

Mais après avoir longtemps assisté aux événements et observé le fonctionnement d’une organisation professionnelle, Mary a répondu à l’appel d’être juge à la remise annuelle de prix de l’Institut en 2009. Elle a donc tenu un rôle plus approfondi au sein de l’organisation en travaillant avec les membres du comité d’octroi des prix.

L’an dernier, Mary a acquis le titre de professionnelle certifiée en formation et perfectionnement (CTDP) et est impatiente de s’impliquer davantage dans la remise des prix d’excellence en formation de l’Institut.

À l’heure actuelle, elle détecte « une toute nouvelle infusion d’énergie dans l’Institut depuis les deux dernières années, et j’ai l’impression que la désignation revêt une crédibilité qui me rend fière ». Elle souligne l’importance d’un processus de certification solide qui vient renforcer son lien avec l’organisation.

« J’aime l’idée de faire partie d’une organisation professionnelle représentative du travail que j’accomplis. »

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